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Carnet de route en Europe
samedi 5 avril 2014
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Les apprenants de l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles qui ont participé aux mobilités sont en reconversion professionnelle pendant 2 années. Ils souhaitent devenir des paysagistes/concepteurs de jardins ; nous leurs apprenons donc à utiliser de nouveaux outils. Le Carnet de route en fait partie.

Le Carnet de route est un des éléments de questionnement sur la culture du projet et plus particulièrement sur l’apprentissage du projet de jardin dans le paysage, de l’« expansion de la conscience », de l’art de concevoir. Dans cet exercice, ce questionnement et cette expansion s’effectuent à partir du terrain (voyage d’études, visites de jardin, d’espaces urbains ou ruraux), grâce à une pratique systématique de la prise de note in situ (d’où la nécessité du Carnet de route, un outil propre au dessin, à l’aquarelle pour ceux qui en ont la pratique, à la craie pastel sèche ou grasse …).

Durant ces journées, il est proposé d’exercer le regard à l’identification et à la représentation du vocabulaire d’espace (comprendre et transcrire un lieu, une composition paysagère, un plan d’ensemble, un système végétal ….). Les principaux outils sur le terrain sont le dessin (croquis techniques et croquis d’ambiances, coupes) et l’écrit.

Cette approche sensible et technique n’a d’autre raison que de nourrir l’apprenant des intentions et réalisations des anciens et des contemporains. Comme on le dit souvent, il est plus facile d’adapter que d’inventer. Il n’y a pas, en général, beaucoup de manières de résoudre un projet d’espace mais il y a souvent mille manières de le raconter et de l’interpréter, de le faire ou de ne pas le faire, selon nos cultures et nos croyances.

À chaque moment, la question du jardin et du végétal dans le paysage est posée. Le mot jardin est utilisé au sens de l’échelle (de l’élément de paysage), en tant que concept, fort pour le paysagiste, d’un paysage comme source et fondement de toutes déclinaisons de l’expression humaine sur un territoire.

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La visite de San Quirico d’Orcia en Italie et de son centre d’archivage des photographies sur la construction du paysage de Toscane a été un moment particulier en matière de paysage ; elle a permis d’aborder à travers l’un des actes le plus fort dans le paysage (mutation géomorphologique profonde d’une portion de territoire) la question de la transformation, des résultat des interventions du pouvoir politique sur un territoire.
De nombreuses questions se posent :
- Quelle est l’identité paysagère d’un site et comment la lire (caractéristique d’un contexte) ?
- Quelle est la dynamique végétale ? Sa capacité naturelle de recolonisation des milieux perturbés s’exprime-t-elle d’une manière plastique ?
- Le traitement de l’espace (du déblai/remblai au réaménagement global) comme outil d’expression culturelle et politique, de la maîtrise du site à des fins de projet. Comment construire une perspective la plus juste possible ? Comment réaliser la composition des éléments collectés ? Comment représenter de manière sensible les paysages et les jardins visités et en identifier les caractéristiques ?


Véronique Laulier
Responsable de la formation à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles

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