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Herbiers
samedi 5 octobre 2013
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Le projet européen Grundtvig Langages du végétal en Europe met les herbiers à l’honneur, ces « livres » dont les héros sont des plantes : à travers leurs histoires où s’entrelacent, au fil des pages, écriture et végétal, chacun se découvre « auteur d’herbier ».





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Depuis le printemps 2013, les participants au projet de l’École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles et de l’association Paysage et patrimoine sans frontière réalisent des herbiers, à partir de collections végétales puisées dans la flore des Yvelines et dans le Parc Balbi, leur terrain d’investigation. Avec Roberte Capillon, formateur en biologie, ils apprennent à « herboriser » : identifier les plantes, les faire sécher, monter les pages de l’herbier, les compléter au fil des saisons. Avec Aline Rutily, conceptrice du projet de formation à L’herbier, arts et sciences, ils apprennent à construire des Herbiers virtuels, des Herbiers d’artistes et ils rencontrent les responsables chargés de conservation des herbiers historiques du Museum national d’Histoire Naturelle à Paris.

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Au Museum National d’Histoire Naturelle à Paris : des collections végétales vivantes…
Au Museum National d’Histoire Naturelle à Paris les apprenants découvrent en janvier les collections végétales vivantes des Serres et en septembre les collections sèches de l’Herbier national. En voyageant à travers le monde luxuriant de la Serre tropicale, on approche la notion de diversité, par exemple la variété des espèces s’adaptant différemment aux milieux : les plantes du sol, plantes volubiles, plantes épiphytes développent des stratégies pour rechercher la lumière. Dans les Serres désertiques, ce sont d’autres stratégies : capter le maximum d’eau, la mettre en réserve (feuilles épaisses, tronc renflé), en diminuer les pertes par transpiration (feuilles vernissées, feuilles réduites à des épines …), avoir des cycles de reproduction très courts.

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…à l’Herbier National
L’Herbier national récemment rénové conserve dans de bonnes conditions de température et d’hygrométrie tous les herbiers anciens ou historiques. Les armoires coulissantes des aménagements intérieurs permettent de conserver 8 millions de spécimens et d’accéder facilement aux différentes familles de plantes. La classification actuelle est basée sur les liens de parenté entre les espèces (philogénie). On continue cependant également à utiliser les notions de famille, de genre et d’espèce.
Pour que la planche d’herbier ait un intérêt scientifique, il faut qu’elle comporte le nom, en utilisant le latin qui permet de nommer chaque plante avec un nom de genre et un nom d’espèce : exemple le caféier, coffea arabica. Il faut également des informations précises sur la date et le lieu de la récolte, des observations sur la description de la plante, l’époque de floraison et de fructification. Des dessins précis peuvent compléter la description écrite. Les pages ainsi réalisées feront ensuite l’objet d’un « herbier virtuel » en ligne dans les pages web dédiées au projet.

Voir le site du Museum


Roberte Capillon, formateur en biologie et Aline Rutily, artiste plasticienne et formateur arts visuels, association Paysage et patrimoine sans frontière, Saint-Germain-en-Laye, FR. Photographies : Roberte et Bernard Capillon, Jean Soulier

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